Oui elle se rappelait très
bien. Elle marchait dans les rues, sur les plages avec la hâte de son
désir; elle ne s’arrêtait pas de marcher, de chercher un visage, une
idée: une proie. La volonté du bonheur planait sur sa tête, après avoir
plané sur la tête de trois génération, il n’y avait pas d’obstacles, il
n’y en avait jamais assez. Maintenant, elle ne cherchait plus à
prendre, elle ne cherchait qu’à garder un métier et un homme, les même
depuis longtemps et dont à trente-neuf ans, elle n’était n’était pas
encore sûre.
Françoise Sagan | Aimez
vous Brahms…


